Autriche

Prédateurs

Pour la première fois depuis 40 ans, Il y n’y a plus d’ours brun dans le nord du massif des Kalkalpen. Le dernier ours né en Autriche, «Moritz», a disparu. Il ne reste plus actuellement en Autriche que 5 à 8 ours mâles vivant en Carinthie.

Le loup est considéré comme éradiqué en Autriche depuis plus de cent ans. Malgré tout, des individus isolés reviennent régulièrement depuis l’Italie, la Suisse, la Slovénie et la Slovaquie. Les prochaines années montreront si ces loups s’installeront durablement dans le pays.

En 2011, des lynx provenant de Suisse ont été relâchés dans le Parc national des Kalkalpen.

Politique nationale

Il n’existe pas de législation nationale, chaque Land possédant sa propre législation sur la chasse et la protection de l’environnement. Les Länder autrichiens coopèrent au sein d’un organisme fédéral qui coordonne les mesures de gestion de l’ours, du lynx et du loup engagées par les administrations régionales.

Actuellement, seul l’ours brun fait l’objet d’un plan de gestion. Ce plan a pour buts de permettre une cohabitation sans conflits entre l’homme et l’ours et de relier les populations d’ours existantes. La gestion des ours problématique, en particulier, occupe une place importante.

Suite aux incursions répétées du loup depuis quelques années et aux prédations d’animaux de rente, un plan de gestion du loup est en cours d’élaboration. Ce plan met en particulier l’accent sur la protection des troupeaux et le versement d’indemnités. Un suivi généralisé est aussi recommandé. Actuellement, tous les Länder collectent les indices de présence du loup sur leur territoire.

Les indemnisations sont réglées différemment dans chaque Land. Dans certains cas, comme par ex. en Carinthie, un fonds a été mis en place pour les indemnisations. Toutefois, dans la plupart des Länder, c’est l’assurance des associations régionales de chasseurs qui couvre les dégâts.

Agriculture

Traditionnellement, les exploitations agricoles sont de petite taille en Autriche. Pourtant, la part des petites exploitations diminue, tandis que le nombre des exploitations de plus grande taille augmente. L’élevage des moutons et des chèvres n’est souvent qu’une activité secondaire ou un hobby. Les troupeaux sont donc souvent de très petite taille. Comme en Suisse, les troupeaux de moutons et de chèvre assurent l’entretien du paysage dans les territoires de montagne où ils passent l’été. Ces troupeaux n’étant pas surveillés, des animaux sont parfois attaqués. De nombreuses pertes ont été enregistrées en particulier au Tyrol et en Carinthie, tandis que dans les autres Länder, seuls quelques animaux ont été attaqués. Sans protection des troupeaux et sans règles claires d’indemnisation, il est possible que de nombreux petits éleveurs de moutons et de brebis abandonnent cette activité.

Mesures de protection

Comme dans d’autres pays dans lesquels le loup a disparu depuis longtemps, la plupart des troupeaux de moutons et de chèvres ne sont pas protégés. Les mesures traditionnelles de protection des troupeaux ont été abandonnées.  Un centre d’information sur la protection des troupeaux va être prochainement mis en place. Ce centre testera dans plusieurs territoires pilotes les mesures de protection possibles. La question des aides financières à la prévention n’est pas encore réglée. Dans les territoires alpins, la protection des troupeaux se heurte à un fort scepticisme, car les troupeaux sont de très petite taille et le soutien financier n’est pas encore assuré. Actuellement la Fédération Nationale de l'elévage ovin et caprin est en train de créer un centre de compétence pour la protection des troupeaux.